sirius

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Coup de noir

Ce poème évoque l'état d'âme d'un jeune homme, dans les années 60 :

Mon corps est comme une plante qui flétrit.

Faute de lumière va-t-il mourrir? Il soupire!

J'en appelle au soleil qui illmine l'univers

qu'il me baigne de ses rayons salutaires!

 

Ma chambre est comme une prison, ma fenêtre une lucarne,

Tout le monde va autour de moi, méprisant, indifférent !

Celle que j'aime ne me comprend pas, elle s'éloigne,

A quoi donc s'accrocher lorsque l'on éprouve la nausée?

 

Un seul remède à ce mal envahissat : travailler! Mais pour qui?

Travailler comme un chien bien nourri qui fait le beau ?

Esclave, je le suis, mais de qui? de mon ennui!

Qu'il est lourd ce fardeau que l'on appelle paresse!

 

Il est tard, le jour fuit, la nuit arrive.

Que m'ont-elles apportées ces heures qui n'ont aucune fin?

Plus le temps passe, plus je m'enlise!

Suis-je donc condamné à sonder le néant?

 

Réagir? Mais où en trouver l'énergie?

Je suis comme rivé à ma table detravail!

Quoique je fasse, on ne verra là qu'objet de réprobation!

Il ne me reste qu'à errer, qu'à rêver!

 

 



Article ajouté le 2009-02-12 , consulté 30 fois

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