Buffet de gare
Ce poème m'a été donné par un appelé avec qui j'était en garnison, dans la région de Colmar, dans les années 60!
J'ai attendu un certain temps pour le faire connaître à un plus grand nombre. A vous de juger si cela en valait la peine. J'ATTENDS VOS COMMENTAIRES MERCI !
Et si les fleurs d'azur et le désir d'aimer
T'agrandissent le coeur au point de t'oublier,
Enfant de mille terre et de terre brûlée
Dont le coeur qu'on croit dur est un coeur mutilé,
Va, prends ta guitare, et cours chanter au loin,
la vie est un voyage, j'ai pris le premier train.
La peur de voyager, et les fleurs qui se meurent
Te font trembler de joie, te font trembler de peur.
Il y a ceux qui aiment, et ceux qui croient aimer,
Quand de belles cuisses les font tous jubiler.
Ils courent les putains, comme on court au chantier :
La femme est un joyau, on aime à la souiller.
Ils sont heureux ainsi, croyant "remplir une vie";
Peut-être, mais voilà, ils n'y ont rien compris.
(Ce poème fut écrit au buffet de la gare,
Parmi des hommes fous et des putains en foire;
Et j'ai pensé à vous, hommes exténués,
qui, pour ne plus combattre se sont laissés tomber.)
Trois fleurs et trois oiseaux, c'est ce qui me suffit
Pour chanter doucement et oublier le bruit.
Janpol.

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